HERAUT D'ARMES

OYEZ ! OYEZ !

Voulons-nous vivre dans un pays de consommateurs crétinisés, ultra communautarisés, sans avenir et incapable de se défendre ?
Voulons-nous jeter 2000 ans de civilisation, 2000 ans d'histoire de France à la fosse d’aisance ?
Voulons-nous vivre libre, dans un pays libre et indépendant ?


Le choix fut très clair.
Et notre pays est mort.
Mais la lutte continue pour le relever.

Que revive la France !

 

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Mercredi 26 mars 2008

On appartient au camp des vieux cons quand on ne fréquente plus que les enterrements.

Mercredi matin nous étions nombreux à nous recueillir en souvenir de la mémoire de

Paul Bachelard,

Figure tourangelle reconnue.

Qu’il est loin le temps du jeune berrichon idéaliste à l’humour plus que Rabelaisien.

Professeur des Universités honoraire mais surtout Grand Frère : .

Architecte de la des-éducation nationale,

Nous étions adversaire.

Un de ses derniers ouvrages " Franc-maçonnerie et Europe : La trahison ? ", Où il y fustige la lenteur de la construction européenne universaliste, vous éclairera sur notre divergence d’analyse.

Evidement pour pondre ce genre d’essai, il ne faut pas habiter La Courneuve, ni la Vallée Violette.

Nous n’avons pas pu lui rappeler que l’Enfer est pavé de bonnes intentions,

Nous ne l’avions pas vu depuis… Si longtemps, déjà ?

Le lendemain où j’appris la triste nouvelle de sa disparition,

Je faisais mon tour de vélo, sur mon vieux VTT en acier et aux roues de mobylettes.

Faute de montagnes, j’ai mon petit parcours des sept collines sur les coteaux du Cher.

Pour les connaisseurs, la cinquième c’est la célèbre côte du petit pas de l’âne.

Je dois être super maso, parce qu’à chaque fois je chiale en crachant mes poumons.

Ce jour là mes larmes avaient un sel particulier.

Ma première ascension me conduit à la Bergeonnerie où nous fûmes voisin.

Puis doucement je redescends pour monter sur la Cogéco, et je remonte sur Joué pour repasser par

Le bois de Tailhar…

Les souvenirs se bousculent dans ma mémoire d’enfant où ta première épouse, Gisèle, nous accueillait.

Tes rires et ton crie "  vive la Révolution ! ", le soir de l’élection de Giscard en 74…

Et tes trente-trois tours de Jean Ferrat.

Grand pédagogue, je n’ai jamais oublié la leçon de vidage d’une bouteille que tu nous donnas…

Et les pique-nique sur les bords de Loire…

Mais le sablier se vide, et tu disparus en grand bourgeois humaniste.

Mercredi midi, je ne sais plus si la larme qui me coulait sur la joue venait de mon passé perdu,

Ou du souvenir d’un prud’homme ?…

Sûrement les deux.

A

Ironie rabelaisienne

Qui te fait partir

En figure balzacienne.

a

Le petit garçon de la Bergeonnerie

Philippe

A

par Baudricourt publié dans : PAROLES
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