Non ! Messieurs du Time,
La création française est peut être morte…
Mais elle bande encore !
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Ce mercredi sort dans les salles,
Le quatrième film français sur le drame
De l’Auberge de Peyrebeille.
Puisse-t-il s’approcher du véritable petit bijou réalisé par
Monsieur Claude AUTANT-LARA, en 1951.
Avec un trio d’acteurs comédiens à leur apogée.
Madame Françoise ROSAY et MM Julien CARETTE et FERNANDEL.
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En ouverture du film, sur une musique de René CLOEREC,
Yves MONTAND nous livre une magnifique interprétation de la complainte.
Admirez les solos de vielle qui en feraient pâlir Angus YOUNG.
A
Savourez sans retenue ces premières minutes…
A
" Chrétiens,
Venez tous écouter une complainte véritable :
C'est de trois monstres inhumains
Leurs crimes sont épouvantables.
Il y a de cela cent vingt ans
Ils assassinaient les passants.
A Peyrebeille en Vivarais,
Dans le département d'Ardèche,
Sur une route isolée,
Ils établirent leur commerce.
L'auberge est sur le grand chemin,
Où ils égorgeaient les humains.
Ces montres avaient une fille
Pour pleine d’agréments
Bien qu’elle soit si gentille
Elle n’avait pas d’amants.
Connaît-on beaucoup d’auberge,
Où du soir jusqu’au matin,
Une fille reste vierge
Comme la fille Martin ?
On ne pourra jamais savoir
Le nombre de tant de victimes
On les porte à cent trente et trois
Mais il y en a peut être mille.
Frémissez toutes nasillons
Des crimes de cette maison
On avait dans la montagne
De Tuilettes à Courcouron
Pour Martin et sa compagne
De la considération.
En laissa chanta à leur aise
Qu’on croyait à leur vertu
Car souvent ne vous en déplaise
L’estime suit les écus.
Joueur d’orgue de barbarie
Ce pauvre diable un soir de neige
Avec un singe travesti
A l’auberge fut pris au piége… "