" PARIS (AFP) - Deux bus incendiés en une nuit, à Nanterre et à Montreuil où le véhicule a été dérobé par un groupe armé, et des caillassages à Grigny: la tension est montée d'un cran dans des quartiers d'Ile-de-France, la veille du 1er anniversaire du déclenchement des violences de 2005 en banlieue.
Une situation que le Premier ministre devrait commenter jeudi: Dominique de Villepin donne sa conférence de presse mensuelle dans une université d'un autre quartier dit sensible, à Cergy (Val d'Oise).
L'incident le plus grave s'est déroulé vers 01H00 du matin, à la limite de Bagnolet et Montreuil (Seine-Saint-Denis). A l'arrêt Delpêche sur la ligne 122 de la RATP, un groupe d'une dizaine d'individus cagoulés a pris d'assaut un bus.
Au moins cinq d'entre eux, selon un porte-parole de la Régie, portaient des armes de poing. Selon une source policière, un agresseur a placé son arme sur la tempe du chauffeur pour lui ordonner de quitter son siège.
"Ils ont ensuite dérobé le bus, qu'ils ont conduit sur une courte distance, puis y ont mis le feu", a ajouté le porte-parole de la RATP. Les passagers et le chauffeur, très choqués, n'ont pas été blessés.
Selon la même source policière, le bus détourné a "fait un gymkhana" sur plusieurs centaines de mètres, a brisé une barrière puis s'est immobilisé sur le square Lénine, près de la cité de la Noue à Montreuil où il a été incendié.
Jeudi matin, les chauffeurs de la ligne 122 se sont mis en grève et suite à cet "arrêt de travail spontané", le trafic était totalement interrompu sur cette ligne qui relie Bagnolet à Val de Fontenay, a indiqué la RATP.
Plus tôt dans la soirée, un autre bus de la RATP avait lui aussi été pris pour cible, à Nanterre, également par plusieurs personnes cagoulées, les passagers ayant eu juste le temps de descendre. Les agresseurs ne portaient pas d'armes visibles et personne n'a été blessé.
Aux abords de la cité de la Grande Borne à Grigny (Essonne), des bus, mais aussi des voitures particulières et des véhicules de police ont été également pris pour cible mercredi soir, cette fois à coups de pierres.
Des groupes de jeunes gens ont caillassé des véhicules, mais la tension est retombée après l'intervention des forces de l'ordre, qui ont en milieu de soirée contrôlé les accès de la cité.
Des jets de pierres contre des policiers et des pompiers qui intervenaient sur l'incendie d'une voiture ont également eu lieu à Corbeil-Essonnes, près de la cité des Tarterêts. Un adolescent de 16 ans a été interpellé, selon la police.
Mercredi, divers incidents avaient conduit la société TICE (Transports intercommunaux essonniens) à suspendre le service sur 17 lignes de bus d'un réseau de l'Essonne. Jusqu'à nouvel ordre, "le service se terminera le soir avant la tombée de la nuit, et contournera les quartiers sensibles, comme nous l'avions fait l'an dernier (au moment des violences en banlieue) pendant un mois", a indiqué le président de TICE.
Ce regain de tension dans plusieurs banlieues de région parisienne, perceptible depuis plusieurs jours, intervient à la veille du premier anniversaire du déclenchement des violences de 2005, qui avaient embrasé de nombreux quartiers dans plusieurs villes de France pendant trois semaines.
Illustrant l'inquiétude et la lassitude de certains policiers, le Syndicat général de la police (SGP-FO), troisième syndicat de gardiens de la paix, avait appelé mercredi les policiers à une "journée nationale du droit de retrait".
"Cela implique qu'en cas d'appel au commissariat, les policiers ne sortent que s'ils disposent de suffisamment d'effectifs" et "de conditions normales de sécurité", selon le secrétaire général du syndicat, Nicolas Comte. "
SARKO SUPER BOUFFONS !
FRANÇAIS TENEZ BON.
LE GRAND MENAGE DE PRINTEMPS REMETTRA DE L’ORDRE.